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NOUVEAU Systèmes de soins de l’AVC

3. Planification intégrée des soins de l’AVC, transitions des soins et communication


Remarques
  • Les soins intégrés nécessitent une communication interdisciplinaire, une coordination et une planification globale avec la personne ayant subi un AVC, ses aidantes et aidants et les services de soutien. La collaboration permet le partage de la responsabilité lorsque la personne ayant subi un AVC navigue dans les transitions et passe d’un milieu de soins à un autre (https://www.who.int/fr).
  • Lorsque les transitions de soins comportent des lacunes, les personnes risquent de subir une fragmentation des soins, de connaître des retards liés aux soins, de recevoir des soins de moins bonne qualité, de vivre des expériences défavorables, de voir leur sécurité compromise et de présenter des événements médicaux indésirables (https://cihr.ca/).
  • L’évaluation personnalisée et la planification de soins de l’AVC font référence à une approche sur mesure axée sur les besoins, les préférences et les objectifs particuliers de chaque personne.
  • Ce module porte sur deux types de transitions : 1) la transition d’un prestataire, d’une équipe ou d’un milieu de soins à un autre (p. ex. de l’unité de soins de courte durée en milieu hospitalier au service de réadaptation en milieu hospitalier; transfert vers un autre hôpital de soins de courte durée); 2) la transition vers un milieu communautaire (p. ex. retour à la maison avec ou sans services d’aide à domicile; transfert dans un établissement de soins de longue durée ou une résidence).
  • Voir la section « Définitions et descriptions » de l’introduction pour obtenir de plus amples renseignements.

Voir l’encadré 3 de la présente section pour obtenir une liste de vérification des renseignements à inclure dans la feuille sommaire d’hospitalisation, et voir première partie du module sur la réadaptation, le rétablissement et la participation communautaire après un AVC des Recommandations.8

Recommandations et/ou facteurs cliniques
3.0 Principes généraux des soins de l’AVC intégrés
  1. La planification de soins intégrés et une communication efficace sont essentielles aux soins de l’AVC et doivent faire partie de la planification et de la prestation de tous les soins de l’AVC afin de répondre aux besoins personnels; de promouvoir la continuité des soins, la sécurité, le rétablissement optimal, la prise de décision partagée; et de réduire le risque de complications et d’événements indésirables à tous les points de transition [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
  2. Les soins intégrés et les transitions de soins incombent à tous les membres de l’équipe interdisciplinaire de prise en charge de l’AVC désignée. Le rôle des membres de l’équipe doit être clairement établi afin de s’assurer que chacune et chacun connaît ses responsabilités en matière de prise en charge des transitions et d’éliminer les lacunes éventuelles dans les soins [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
  3. L’équipe interdisciplinaire doit faire participer activement la personne ayant subi un AVC, les membres de sa famille et ses aidantes et aidants à l’examen et à la mise à jour du plan de soins, et discuter des progrès, des préoccupations et de la planification des transitions [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. 
    1. Le plan doit être revu régulièrement et mis à jour pour refléter les changements de l’état fonctionnel ou de santé de la personne [recommandation forte; faible qualité des données probantes].
    2. L’utilisation de modalités virtuelles peut être envisagée pour faciliter la participation [recommandation forte; faible qualité des données probantes]. 
  4. Les éléments suivants d’une transition efficace et intégrée doivent être pris en considération chez les personnes ayant subi un AVC : 
    1. Évaluation complète des antécédents médicaux, des capacités physiques et cognitives, du bien-être émotionnel, des besoins culturels et linguistiques ainsi que des facteurs environnementaux et sociaux de la personne ayant subi un AVC [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
    2. Élaboration et révision d’un plan de transition axé sur les objectifs de concert avec la personne ayant subi un AVC, sa famille et ses aidantes et aidants [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. 
    3. Communication interdisciplinaire et coordination des soins avec partage de la responsabilité du transfert de l’information en temps opportun et soutien pour les transitions, en assurant la continuité quant à l’élaboration et à la mise en œuvre des plans de soins individuels [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
    4. Inclusion de la planification et des processus en lien avec les transitions dans les flux de travail habituels, en établissant clairement les rôles et les responsabilités des membres de l’équipe interdisciplinaire pour des transitions de soins réussies à toutes les étapes et dans tous les milieux [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
    5. Processus efficaces et ressources adéquates pour effectuer les transitions en temps opportun en respectant les points de référence fondés sur des données probantes; et flexibilité intégrée pour permettre aux personnes d’accéder à nouveau aux soins ou d’adapter leur plan de soins personnel en fonction de l’évolution de leur situation [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
    6. Outils et processus structurés pour assurer un transfert harmonieux de l’information entre les points de transition et les équipes de prestataires [recommandation forte; faible qualité des données probantes].
    7. Protocoles permettant l’évaluation et la fourniture rapides de l’ensemble des médicaments, équipements, outils (y compris les outils de communication) et adaptations structurelles dont les personnes ayant subi un AVC ont besoin pour effectuer des transitions harmonieuses et en temps opportun [recommandation forte; faible qualité des données probantes].
    8. Formation visant à renforcer les habiletés et les compétences des membres de l’équipe de prise en charge de l’AVC afin de répondre aux besoins des personnes ayant subi un AVC et de leur famille en matière de transition dans le continuum de soins et dans divers milieux [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
    9. Éducation visant à renforcer les habiletés et les compétences des personnes ayant subi un AVC et de leur famille de manière continue [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. Voir la section 5 du présent module pour obtenir de plus amples renseignements.
    10. Accès à une personne-ressource désignée (comme un membre du personnel de coordination) capable d’offrir un soutien continu et un accès aux ressources communautaires et de prendre des mesures relatives aux réévaluations effectuées par les prestataires de soins de santé au besoin (p. ex. services de soins à domicile, accès au médecin de premier recours, évaluations de l’aptitude à la conduite automobile) [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
    11. Évaluation de la capacité des aidantes et aidants à répondre aux besoins particuliers de la personne ayant subi un AVC [recommandation forte; faible qualité des données probantes]. Voir les sections 7, 8 et 9 de la première partie du module sur la réadaptation, le rétablissement et la participation communautaire après un AVC des Recommandations pour obtenir de plus amples renseignements. 8
    12. Utilisation optimale des technologies existantes et émergentes pour faciliter l’accès aux soins, aux ressources et à l’information tout au long du continuum de soins [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. Voir la trousse d’outils pour la mise en œuvre des soins virtuels de l’AVC des Recommandations pour obtenir de plus amples renseignements.75
    13. Dossiers de santé électroniques fonctionnels et intégrés dans le continuum de soins, accessibles à tous les prestataires de soins de santé participant aux soins de l’AVC ainsi qu’aux personnes ayant subi un AVC [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
    14. Mécanismes rigoureux de collecte de données pour surveiller la qualité des soins et le rendement par rapport aux points de référence, et mise en place de processus pour examiner les données et apporter des améliorations à la prestation des soins continus [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. Remarque : Chaque série de recommandations contenues dans les modules des Recommandations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l’AVC comprend un ensemble précis d’indicateurs de rendement axés sur la patiente ou le patient, et de mesures de la structure, des processus et des résultats afin de favoriser le suivi et l’amélioration de la qualité.
  5. Les spécialistes de la prise en charge de l’AVC doivent aider les personnes ayant subi un AVC à participer activement à la prise de décision concernant leurs soins, idéalement en utilisant des outils d’aide à la décision fondés sur des données probantes avant et pendant les consultations pour faciliter le processus de prise de décision partagée [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
  6. L’équipe soignante doit revoir le plan de soins avec la personne ayant subi un AVC et sa famille au moins une fois par semaine et aux points de transition en l’actualisant pour refléter les besoins changeants, ce qui peut comprendre l’évolution des besoins et des objectifs, les progrès du rétablissement et les modifications de l’état de santé [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
  7. Des rencontres entre la famille et l’équipe de soins intégrés doivent être envisagées pour discuter du plan de soins, des traitements et d’autres renseignements pertinents afin d’offrir des soins centrés sur la personne et la famille et de faciliter les transitions de soins [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
  8. Des mécanismes doivent être mis en place pour favoriser la continuité des soins entre les établissements et les services de santé, par exemple entre les centres de soins de courte durée, les services de réadaptation, de prévention et de soins primaires, les services communautaires, les établissements de soins de longue durée, la personne ayant subi un AVC, sa famille et ses aidantes et aidants [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
  9. Les personnes ayant subi un AVC, leur famille et leurs aidantes et aidants doivent recevoir suffisamment d’information sur les services offerts et la manière d’y accéder à toutes les étapes du parcours de soins. Toute information doit être présentée dans un format adapté aux personnes atteintes de troubles de la communication [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].

Considérations cliniques de la section 3.0

  1. Les personnes chez qui les transitions risquent d’être sous-optimales peuvent comprendre celles qui sont touchées de manière disproportionnée par les inégalités, comme les peuples autochtones, les personnes nouvellement arrivées au pays, les personnes de diverses identités de genre, les personnes vivant en région éloignée ou rurale, les personnes en situation d’itinérance et les personnes âgées.
  2. Le plan de soins de la personne doit être instauré au premier point de contact avec le système de santé, par exemple au service des urgences, et être affiné et mis à jour au fil des transitions dans le continuum de soins.
3.1 Transitions dans le continuum de soins de l’AVC
  1. Les discussions, décisions et activités de transition doivent avoir lieu dès que possible et tout au long du processus de soins et de rétablissement afin de refléter les besoins, objectifs et progrès changeants et évolutifs de la personne ayant subi un AVC [recommandation forte; faible qualité des données probantes]. 
  2. Les éléments suivants doivent être pris en compte tout au long de la planification de la transition :
    1. Les membres de l’équipe soignante doivent gérer les attentes concernant les dates de congé ou de transfert et communiquer en temps opportun avec les personnes ayant subi un AVC et leur famille [recommandation forte; faible qualité des données probantes].
    2. Les problèmes éventuels susceptibles de retarder le congé ou la transition pour la personne ayant subi un AVC et sa famille doivent être rapidement cernés et palliés [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
    3. Mise en place de l’orientation ou des rendez-vous avant que la personne ayant subi un AVC quitte son milieu actuel, surtout un milieu d’une courte durée de séjour, y compris le service des urgences et l’unité de soins de courte durée pour les personnes renvoyées directement dans la communauté [recommandation forte; faible qualité des données probantes].
    4. Utilisation des modalités de soins virtuels, le cas échéant, pour faciliter la planification de la transition et améliorer l’accès à un suivi optimal et en temps opportun des soins post-AVC [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. Voir la trousse d’outils pour la mise en œuvre des soins virtuels de l’AVC des Recommandations pour obtenir de plus amples renseignements.75
  3. Les activités propres à la planification de la transition ci-dessous doivent être menées à bien :
    1. Présenter, à la personne ayant subi un AVC, à sa famille et à ses aidantes et aidants, des instructions écrites et verbales relatives au congé, accompagnées de démonstrations de compétences si nécessaire. S’assurer que les instructions sont adaptées à leurs besoins et à leurs caractéristiques (communication, culture, capacités cognitives ou sensorielles – y compris l’audition et la vision, et les connaissances en santé) [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. Voir le point 1 des considérations cliniques de la section 3.1 ainsi que les section 5 et section 6 pour obtenir de plus amples renseignements. Voir la première partie du module sur la réadaptation, le rétablissement et la participation communautaire après un AVC des Recommandations, qui porte sur la planification de la réadaptation post-AVC pour la prestation de soins optimaux (2025), pour obtenir de plus amples renseignements.8
    2. Mise en place d’un plan de suivi après le congé par des membres désignés de l’équipe avant le congé du milieu actuel ou d’orientation, puis dans le milieu d’accueil pour assurer la continuité des soins [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].

Considérations cliniques de la section 3.1 

  1. Lorsqu’ils donnent des instructions relatives aux transitions de soins, les membres de l’équipe soignante doivent aborder les points suivants : 
    1. tout risque et toute considération de sécurité pertinents pour le rétablissement de la personne;
    2. instructions individuelles claires et ressources adaptées pour soutenir le processus de rétablissement;
    3. médicaments, y compris les instructions d’utilisation, les indications d’utilisation, la durée du traitement, les ajustements éventuels, les renouvellements et la personne qui assurera la gestion continue des médicaments;
    4. renseignements détaillés sur les soins de suivi et les rendez-vous, ainsi que les coordonnées des prestataires de soins de suivi;
    5. personne-ressource désignée pour toute question ou préoccupation.
3.2 Prise en charge de la santé après un AVC
  1. Toutes les personnes ayant subi un AVC qui passent d’un milieu à un autre doivent faire l’objet d’une évaluation de la mobilité, des activités de la vie quotidienne et des activités essentielles de la vie quotidienne avant leur congé (y compris une évaluation des compétences du milieu communautaire et une évaluation à domicile si nécessaire) [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
  2. De retour dans la communauté, les personnes ayant subi un AVC doivent faire l’objet d’un suivi de santé régulier, continu et adapté à leurs besoins particuliers, afin d’évaluer la progression du rétablissement, de prévenir la détérioration de l’état de santé, d’optimiser les résultats fonctionnels et psychosociaux, de prévenir les récidives de l’AVC et d’améliorer la qualité de vie [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. 
    1. L’examen initial par des prestataires de soins primaires doit idéalement avoir lieu au cours du premier mois suivant le congé de l’hôpital et porter sur les principaux facteurs liés à la prévention secondaire et les problèmes médicaux et fonctionnels. La fréquence du suivi continu doit être établie au besoin [recommandation forte; faible qualité des données probantes]. Voir le module sur la prévention secondaire de l’AVC des Recommandations6 ainsi que la Liste de vérification après un AVC des Recommandations pour obtenir de plus amples renseignements. 
  3. Les personnes ayant subi un AVC qui sont de retour dans la communauté et dont l’état fonctionnel se détériore doivent avoir accès à des traitements de réadaptation supplémentaires et faire l’objet d’interventions ciblées, le cas échéant [recommandation forte; qualité modérée des données probantes], même si le changement survient plusieurs mois ou années après l’AVC. Voir la deuxième partie du module sur la réadaptation, le rétablissement et la participation communautaire après un AVC des Recommandations, qui porte sur la prestation de soins de réadaptation post-AVC pour optimiser le rétablissement des capacités fonctionnelles, pour obtenir de plus amples renseignements sur les interventions ciblées.76
  4. Des processus doivent être mis en place pour permettre aux personnes ayant subi un AVC d’accéder à nouveau à des services de réadaptation ou de prévention secondaire, ou à d’autres ressources et services au besoin au cours de leur rétablissement à long terme [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
  5. Les personnes ayant subi un AVC ou un AIT doivent faire l’objet d’un dépistage de tout changement cognitif à la suite de l’AVC ou de l’AIT aux points de transition et lors d’un changement dans l’état de santé [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. Les changements peuvent être signalés par la personne concernée, les membres de sa famille, les aidantes et aidants ou les cliniciennes et cliniciens. Voir l’annexe III du module sur les déficits cognitifs d’origine vasculaire des Recommandations pour obtenir de plus amples renseignements sur les signes et symptômes des déficits cognitifs d’origine vasculaire.5
  6. Les personnes ayant subi un AVC ou un AIT doivent faire l’objet d’un dépistage de tout changement de l’humeur et de l’anxiété à la suite de l’AVC ou de l’AIT par rapport à leur état de santé mental antérieur aux points de transition et lors d’un changement dans l’état de santé [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. Voir la troisième partie du module sur la réadaptation, le rétablissement et la participation communautaire après un AVC des Recommandations, qui porte sur l’optimisation de l’activité et de la participation communautaire après un AVC.9
3.3 Communication avec les prestataires de soins de santé

Remarque : La communication peut se faire entre les prestataires de soins de santé tout au long du continuum de soins, entre les prestataires de soins de santé et d’autres prestataires de services (p. ex. services de transport ou services de repas) et entre les prestataires de soins de santé et les personnes ayant subi un AVC, leur famille et leurs aidantes et aidants.

  1. L’ensemble des membres de l’équipe interdisciplinaire de prise en charge de l’AVC doivent échanger de l’information à jour en temps opportun avec la personne ayant subi un AVC, sa famille et ses aidantes et aidants, le cas échéant, et avec les prestataires de soins de santé à l’étape actuelle et à l’étape suivante des soins [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
  2. Le transfert d’information doit être :
    1. Complet et en temps opportun, fait avant ou pendant les transitions. Il doit aussi comprendre tous les renseignements pertinents sur la personne ayant subi un AVC, ses médicaments, ses progrès à ce jour, les rendez-vous prévus, ainsi que les besoins et les objectifs en matière de rétablissement [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
    2. Coordonné pour optimiser la cohérence de l’information transmise par l’équipe interdisciplinaire à la personne ayant subi un AVC, à sa famille et à ses aidantes et aidants [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
    3. Fourni à la ou au prestataire de soins primaires dans une feuille sommaire d’hospitalisation formelle et détaillée préparée par la ou le prestataire de soins de santé qui a la plus grande responsabilité [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. Voir l’encadré 3 pour connaître les principaux renseignements à inclure dans les feuilles sommaires d’hospitalisation.
    4. Accessible par le biais de dossiers de santé électroniques accessibles dans tous les établissements et par tous les prestataires de soins de santé [recommandation forte; faible qualité de données probantes.
    5. Offert dans des formats multiples, y compris les modalités virtuelles, le cas échéant [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. Voir la section 4 du module sur les soins virtuels de l’AVC ainsi que la trousse d’outils pour la mise en œuvre des soins virtuels de l’AVC des Recommandations pour obtenir de plus amples renseignements.75
    6. Une feuille sommaire d’hospitalisation rédigée dans un langage simple, adapté aux personnes atteintes d’aphasie ou d’autres troubles de la communication, et qui tient compte des particularités culturelles doit être remise à la personne ayant subi un AVC afin de lui permettre de mieux comprendre l’information [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].

Considérations cliniques de la section 3.3

  1. Les personnes ayant subi un AVC n’ont pas toutes une ou un prestataire de soins primaires. Si elles n’en ont pas, il faut en tenir compte avant le congé ou la transition.
Justification +-

Étant donné qu’une réadmission à l’hôpital sur huit après un AVC peut être évitée, la planification efficace de la transition est une composante essentielle des systèmes de soins de l’AVC de haute qualité fondés sur les principes de soins centrés sur la personne77. Elle permet d’assurer la continuité, la sécurité et la coordination des services lors du transfert des personnes ayant subi un AVC au sein d’un milieu de soins et entre les milieux de soins, en particulier lors du passage du service des urgences à une unité de soins en milieu hospitalier, au service de réadaptation, au retour à domicile ou aux soins communautaires. Une mauvaise coordination de la transition de l’hôpital au domicile ou à un autre milieu de soins est associée à un risque accru d’erreurs de médication, de réadmissions évitables, d’insatisfaction de la personne et d’événements indésirables. Une bonne coordination est particulièrement importante pour les personnes ayant des besoins complexes en matière de santé, comme les personnes ayant subi un AVC, qui ont souvent besoin de traitements de réadaptation, de soins de suivi, de services communautaires et de services d’éducation coordonnés.

Une bonne communication interprofessionnelle permet de s’assurer que l’ensemble des membres de l’équipe (médecins, personnel infirmier, thérapeutes, personnel de travail social et prestataires de soins primaires) connaissent l’état de la personne ayant subi un AVC, son plan de traitement, ses objectifs de soins et les exigences en matière de suivi. Elle permet de réduire la fragmentation, d’éviter la duplication des services et d’assurer la préparation et le soutien des personnes ayant subi un AVC, de leur famille et de leurs aidantes et aidants pendant la transition.

La planification du congé doit commencer au début de l’hospitalisation. Les personnes ayant subi un AVC et leur famille doivent participer à la prise de décision partagée de sorte que les soins correspondent à leurs besoins, préférences et déterminants sociaux de la santé. Lorsque les équipes soignantes de différents milieux collaborent et communiquent efficacement ensemble, elles améliorent les résultats pour les personnes, réduisent l’utilisation évitable des ressources de santé et améliorent l’expérience globale des soins.

Les personnes ayant subi un AVC ont indiqué que le système de soins de santé peut sembler cloisonné entre différents systèmes de soins ou spécialités, avec une intégration et une interaction limitées entre les établissements de soins de santé ou les prestataires. Ces expériences sont source de frustration, de sentiment d’accablement et d’un fardeau supplémentaire pour les personnes ayant subi un AVC et leur famille, qui doivent transmettre des renseignements pertinents lors de la transition entre les établissements de soins de courte durée et de réadaptation et la communauté. Ces préoccupations montrent bien l’importance de la communication entre les membres de l’équipe soignante et les établissements tout au long des transitions de soins.

Les personnes ayant une expérience vécue de l’AVC décrivent l’importance de la reconnaissance précoce des signes de l’AVC et de la prise en charge immédiate par le système de soins de l’AVC. Elles mentionnent que les points de transition, tels que le congé de l’hôpital ou le début de la réadaptation, peuvent constituer des occasions d’établir des liens ou un risque d’être laissées pour compte. Elles font part des difficultés rencontrées aux moments de transition, notamment des lacunes en matière de communication, et font valoir l’importance d’une communication claire entre les personnes ayant subi un AVC, leur famille, leurs aidantes et aidants et les prestataires de soins de santé à tous ces moments et tout au long de la planification des transitions. Les lacunes dans la communication entre les prestataires, le manque de suivi et l’absence d’une personne-ressource clairement désignée peuvent donner aux personnes et à leur famille un sentiment d’incertitude et d’abandon. On encourage l’établissement de voies de communication claires pour aider à prévenir ces problèmes.

Par ailleurs, les personnes ayant une expérience vécue mentionnent les difficultés liées au manque de soutien, en particulier lorsqu’elles retournent dans leur communauté où elles n’ont pas nécessairement l’aide de leur famille et d’aidantes et aidants. Elles encouragent les discussions approfondies afin que l’on comprenne leurs objectifs et leurs besoins en matière de ressources lors de leur retour dans la communauté. Elles parlent de la difficulté à réintégrer le système de soins de l’AVC une fois qu’elles n’ont plus de lien formel avec une équipe de prise en charge de l’AVC et plaident avec enthousiasme en faveur d’un meilleur accès aux soins, par exemple par la mise sur pied d’une clinique de prévention de l’AVC. La simplification des transitions et l’amélioration de la communication permettent de faciliter le déroulement des soins de l’AVC de sorte que les personnes se sentent informées, accompagnées et soutenues tout au long de leur rétablissement.

Exigences pour le système +-

La planification intégrée des soins de l’AVC ainsi que le soutien et les mesures à prendre en matière de communication et de transition des soins s’appliquent à l’ensemble du continuum de soins de l’AVC, y compris les soins primaires, les services des urgences, les soins de courte durée, les milieux de réadaptation, les soins continus complexes et les lits de transition, les soins de longue durée et les milieux communautaires. Des processus et des mécanismes doivent être mis en place dans tous ces milieux pour assurer une communication efficace entre les milieux et les prestataires de soins de santé, y compris les éléments suivants :

  1. Relations solides et accords formels entre les prestataires de soins de santé au sein des régions et d’une région à l’autre afin d’améliorer l’efficacité et la rapidité des transitions. 
  2. Élaboration de processus dans les établissements de soins de santé pour la coordination de la planification des transitions et du congé et la prise en charge médicale continue jusqu’aux soins primaires, aux services communautaires, au suivi et à l’accès aux services de soins de santé nécessaires (p. ex. la réadaptation continue ou les soins de courte durée).
  3. Capacité des ressources permettant un accès approprié et opportun aux services à l’étape suivante des soins, avec les spécialités, l’intensité et la fréquence requises. 
  4. Processus, protocoles et ressources pour la réalisation d’évaluations à domicile par les membres de l’équipe interprofessionnelle avant le congé. 
  5. Soutien à la prise en charge autonome, accès à des services de formation pour les aidantes et aidants, le cas échéant, et à des services de soutien afin d’assurer une transition en douceur. 
  6. Mise en œuvre de normes, de processus et d’outils pour garantir l’envoi en temps utile de feuilles sommaires d’hospitalisation aux prestataires de soins primaires et à d’autres professionnels de santé ou organismes concernés, afin de faciliter la continuité des soins aux points de transition.
  7. Mise en place de processus de collecte et de communication des données et d’intégration des résultats afin de surveiller la qualité des soins et le rendement par rapport aux points de référence.
  8. Services de santé et d’assistance communautaires dotés de ressources suffisantes pour les personnes ayant subi un AVC. 
  9. Mise en place de processus pour permettre aux personnes ayant subi un AVC d’accéder à nouveau aux soins post-AVC ou à d’autres services de soutien, étant donné que les capacités fonctionnelles et les objectifs changent et évoluent tout au long du rétablissement.
  10. Capacité du personnel de gestion de cas ou de soins de santé à assumer des responsabilités précises en matière de planification du congé de l’hôpital et de soutien à la transition.
  11. Personnel conscient du droit de la personne à la vie privée et qui respecte la loi et les préférences en matière de vie privée lorsqu’il communique des renseignements sur une personne ayant subi un AVC.
Indicateurs de rendement +-

Planification de la transition

  1. Durée médiane du séjour des personnes ayant subi un AVC dans une unité de soins de courte durée en milieu hospitalier (prioritaire).
  2. Taux de réadmission des personnes ayant subi un AVC et obtenu leur congé de l’hôpital, peu importe la raison, dans les 90 jours, 6 mois et après 1 an.
  3. Proportion de personnes ayant subi un AVC que l’on oriente vers des services de réadaptation en milieu hospitalier.
  4. Proportion de personnes ayant subi un AVC que l’on oriente vers des services de réadaptation en consultation externe.
  5. Temps médian écoulé entre le congé de l’unité de soins de courte durée et le début des traitements de réadaptation en milieu hospitalier ou en consultation externe.
  6. Proportion de personnes ayant subi un AVC que l’on oriente vers une clinique de prévention de l’AVC au moment de leur congé du service des urgences ou d’une unité de soins en milieu hospitalier.
  7. Proportion de personnes ayant subi un AVC qui ont obtenu leur congé de l’unité de soins en milieu hospitalier et qui sont transférées directement à un établissement de soins de longue durée.
  8. Nombre d’admissions dans un établissement de soins de longue durée au cours de l’année suivant le retour dans la communauté après un AVC.

Communications interprofessionnelles 

  1. Proportion de personnes ayant subi un AVC qui reçoivent une copie de leur plan de soins et de leur feuille sommaire d’hospitalisation remplis au moment de leur sortie de l’unité de soins de courte durée ou de réadaptation en milieu hospitalier.
  2. Proportion de personnes ayant subi un AVC pour lesquelles une feuille sommaire d’hospitalisation est remplie avant le congé ou dans les 48 heures qui suivent le congé d’un milieu de soins vers un autre et reçue par la ou le prestataire de soins de santé du milieu d’accueil.
  3. Proportion de personnes ayant subi un AVC qui reçoivent un livret ou de l’information sur les stratégies de prévention secondaire de l’AVC.

Mesures des expériences et des résultats déclarés par les patientes et patients (MEDP et MRDP)

  1. Proportion de personnes ayant subi un AVC qui reçoivent un exemplaire rempli de leur feuille sommaire d’hospitalisation au moment de leur sortie de l’unité de soins de courte durée ou de réadaptation en milieu hospitalier.
  2. Proportion de personnes ayant subi un AVC qui retournent à l’hôpital après leur congé.
  3. Répartition des motifs de réadmission à l’hôpital après une admission due à un AVC en phase aiguë.
  4. Score de Rankin modifié médian au moment du congé de l’unité de soins de courte durée des personnes ayant subi un AVC.
  5. Qualité de vie des personnes ayant subi un AVC en phase aiguë après leur congé de l’hôpital, mesurée régulièrement ainsi qu’aux points de transition tout au long du rétablissement (p. ex. 60, 90 et 180 jours et 1 an après le congé).
  6. Proportion de personnes ayant subi un AVC qui conduisaient avant leur AVC, qui ont pour objectif de reprendre la conduite et qui reçoivent des instructions relatives à la reprise de la conduite automobile avant leur congé de l’hôpital.
  7. Proportion de personnes ayant subi un AVC qui travaillaient avant leur AVC, qui ont pour objectif de retourner au travail et qui reçoivent des conseils relatifs à la vie professionnelle avant leur congé de l’hôpital.
Ressources pour la mise en œuvre et outils de transfert des connaissances +-

Les ressources et les outils ci-dessous, qui sont externes à Cœur + AVC et aux Recommandations, peuvent être utiles à la mise en œuvre des soins de l’AVC. Cependant, leur présence ne constitue pas une approbation réelle ou implicite par l’équipe des pratiques optimales de soins de l’AVC ni par Cœur + AVC. Nous vous encourageons à examiner ces ressources et ces outils d’un œil critique et à les mettre en œuvre dans votre pratique à votre discrétion.

Renseignements destinés aux prestataires de soins de santé

Ressources destinées aux personnes ayant subi un AVC, à leur famille et à leurs aidantes et aidants

Résumé des données probantes (en anglais seulement) +-

Evidence Table and Reference List 3

Discharge planning should begin as soon as possible during each phase of care and should involve the patient, family/caregivers, and all members of the interprofessional team. The goal of discharge planning is to ensure a safe and efficient transition between care settings while maintaining a continuity of care and coordination of services that optimize recovery and secondary prevention, as appropriate. Discharge planning activities should include a pre-discharge needs assessment, home visits, meetings between the care team, patient, and family/caregivers, a post-discharge follow-up plan, and communication with team members at the next phase of care. Johnson et al. 78 recruited 1,239 individuals with stroke from 10 comprehensive stroke centres in Florida between 2018 and 2023, who were discharged to either home or an inpatient rehabilitation facility. The association between a composite measure of adequate transition of care (ATOC) score (range of scores 0-100%) during the first 30 days following discharge and 90-day death or readmission, was examined. Patients were discharged home (76.2%) or to inpatient rehabilitation (18.2%). 163 (13%) participants experienced the primary outcome (157 were readmitted to hospital, 3 patients died, and 3 were readmitted to hospital and died). Among patients with an ATOC score ≥75%, the risk of the primary outcome was reduced significantly. In a subgroup of 550 patients who completed a structured telephone interview at 30-day post discharge, 67% achieved an adequate ATOC score.79

In a recent Cochrane review Gonçalves-Bradley et al. 80 identified 33 RCTs including individual with stroke admitted to any type of hospital (acute, rehabilitation or community) with any medical or surgical condition. Among the included trials, one (Sulch et al. 81) included individual with a diagnosis of stroke. Trials evaluated discharge plans from hospital that included assessment, planning, implementation and monitoring components, initiated at some point prior to discharge. Hospital length of stay (mean difference [MD]= -0.73, 95% CI -1.33 to -0.12) and unscheduled three-month readmissions (RR=0.87, 95% CI 0.79 to 0.97) were both found to be significantly reduced for elderly patients with a medical condition who received discharge planning, compared to care as usual.  No significant differences between groups were reported in terms of discharge destination or mortality. In the only RCT identified in the Cochrane review, Sulch et al. 81 randomized 152 patients within two weeks of stroke onset to receive discharge planning according to an integrated care pathway or care as usual.  No significant differences between groups were reported with respect to 6-month mortality (13% vs. 8%), institutionalization (13% vs. 21%), or length of stay (50 vs. 45).  However, those randomized to receive conventional care experienced significantly greater change on the Barthel Index from 4 to 12 weeks (median change = 6 vs. 2, p<0.01) and reported significantly greater scores on the EuroQol at six-months (72 vs. 63, p<0.01).  Markle-Reid et al. 82 randomized 90 adults, recruited from 2 outpatient rehabilitation programs in Ontario who were discharged from hospital to the community with stroke and multimorbidity (≥2 chronic conditions), with planned discharge back to the community to receive usual care (control group) or usual care plus a Transitional Care Stroke Intervention (TCSI) for 6 months. The core components of the intervention included: 1) a post-discharge telephone follow-up call within 2  days of hospital discharge by the care coordinator, 2) up to 6 virtual visits delivered by phone or videoconference by a member of the interprofessional team, lasting an average of one hour, 3) monthly  team conferences in which an individualized patient-centred plan of care was developed and evaluated, 4) ongoing care coordination/system navigation support provided by the care coordinator, and 5) an online resource to support self-management and system navigation. Eleven participants were lost to follow-up. The risk of the primary outcome (hospital readmission within 6 months) was not reduced significantly in the TCSI group (3/39 vs. 5/40; RR=0.62, 95% CI 0.16- 2.40); however, there were significant group differences favouring the TCSI group on the SF-12 Physical Component Summary Score (MD=5.10, 95% CI 1.58–8.62), the Southampton Stroke Self-Management Questionnaire (MD=6.00, 95% CI 0.51–11.5), and the Person-Centred Coordinated Care Experience Questionnaire (MD=2.64, 95% CI 0.81- 4.47). There were no significant differences between groups on the SF-12 Mental Component Summary Score or the Centre for Epidemiological Studies Depression Scale 10-item tool. O’Callaghan et al.83 reported significantly higher mean Barthel Index scores at 3 and 6 months in participants who were randomized to a transitional care program compared to usual care in a systematic review including 17 RCTs of persons returning home after admission to an acute or rehabilitation stroke service.

Healthcare Provider Interprofessional Communication

Transitions between and within health care settings pose a safety and quality of care concern for patients recovering from stroke. A consensus policy statement by the American College of Physicians in 2009 highlighted concerns of patient safety at transition points, particularly between inpatient and outpatient care. 84 A individuals with stroke is vulnerable to many of these transition points as they progress through the acute, sub-acute and chronic stages of recovery, interacting with a range of physicians in several different health-care settings. Communication between these physicians and care settings is critical for ensuring patient safety and quality of care. A systematic review authored by Mitchell et al. 85 sought to assess the impact of co-ordinated interdisciplinary care in primary care, represented by the delivery of formal care planning by primary care teams or shared across primary-secondary teams, on outcomes in stroke, relative to usual care. The authors reported the involvement of a general practitioners (GP) was of uncertain benefit, while also noting that few studies described the tasks and roles GPs. In a systematic review, Kattel et al. 86 included 19 studies which described hospital discharge communication between hospital-based providers and primary care physicians (PCPs). While a median of 55.1% of hospital discharge communications were transferred to the PCP within 48 hours, 8.5% of discharge summaries never reached the PCP. Information that was absent from discharge summaries included diagnostic test results (61%), pending tests at discharge (25%), and follow-up plans (41%). PCP received notification of discharge in only 23% of cases. In a controlled study of 3,248 hospitals, Mitchell explored the association between physician/nurse communication with the patient regarding discharge instructions and readmission. An average of 84% of patients reported receiving discharge instructions. 87 Hospitals that had smaller bed numbers, were non-profit and located in non-urban areas were more likely to provide discharge instructions. Patients reported that, on average, nurses and doctors communicated well with them 78% and 82% of the time. Controlling for other factors, increasing frequency of communication surrounding discharge instructions was associated with significantly lower number of 30-day hospital re-admissions.

Areas of communication deficits were reported in a systematic review by Kripalani et al. 88 which included the results of 73 studies examining communication deficits between hospitals and primary care providers, and interventions to improve communication during this transition. While a median of 53% of discharge letters had arrived at the physician’s office within one week of discharge, only 14.5% of discharge summaries were received the same timeframe. However, 11% of discharge letters and 25% of discharge summaries never reached the primary care physician. Discharge letters were missing a main diagnosis in 7%-48% of cases, hospital treatment details in 22%-45% of cases, medications at discharge for 7%-48% of cases, plans for follow-up in 23%-48% of cases, and notes on patient or family counselling in 92%-97% of cases. In terms of effectiveness of interventions, a significantly higher percentage of discharge summaries that were hand delivered (compared with mailing) were received by week 4 following discharge (80% vs. 57%, p<0.001). The overall quality of the summaries was perceived to be higher, and the summaries were longer when computer generated, using a standard template, and were received by the primary care physician sooner.  

Halasyamani et al. 89 described the development of a discharge checklist, based on a literature review, expert committee and peer review, designed to identify the critical components in the process when discharging elderly patients from hospital. The final checklist includes 3 types of discharge documents: the discharge summary, patient instruction and communication on the day of discharge to the receiving care provider. Data elements included on the final checklist were: problem that precipitated hospitalization, key findings and test results, final primary and secondary diagnoses, condition at discharge (functional and cognitive), discharge destination, discharge medications, follow-up appointments, list of pending lab results and person to whom results will be sent, recommendations of sub-specialty consultants, documentation of patient education and understanding, identification of atypical problems and suggested interventions, 24/7 call-back number, identification of referring and receiving providers, resuscitation status.

Sex & Gender Considerations

Sex and gender differences may play a role in interprofessional communication across healthcare settings, influencing team dynamics, collaboration, and patient care; however, the topic has not been well researched within interdisciplinary teams. In a qualitative study of operating room personnel in Ontario 90 traditional gender roles, norms and stereotypes were reported by both men and women, with potentially negative consequences including a breakdown in communication, and poor team morale.

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