- Définitions et descriptions
- Cadre de travail sur les systèmes de soins de l’AVC des Recommandations
- 1. Éléments fondamentaux des systèmes de soins de l’AVC
- 2. Sensibilisation à l’AVC, reconnaissance et intervention
- 3. Planification intégrée des soins de l’AVC, transitions des soins et communication
- 4. Soins virtuels de l’AVC
- 5. Éducation des personnes ayant subi un AVC, de leur famille et de leurs aidantes et aidants
- 6. Soutien aux personnes ayant subi un AVC, à leur famille et à leurs aidantes et aidants
- 7. Prise en charge de l’AVC dans les établissements de soins de longue durée
- 8. Planification préalable des soins
- 9. Soins palliatifs et soins de fin de vie
Recommandations et/ou facteurs cliniques
- Des systèmes de soins de l’AVC organisés et intégrés doivent être mis en place et maintenus dans chaque région sanitaire du Canada pour permettre une prise en charge d’urgence de l’AVC rapide, notamment une campagne de sensibilisation du public, un système d’urgence public (comme le 9-1-1), et des systèmes de surveillance qui tiennent compte des déterminants sociaux de la santé, de l’âge, du sexe et des populations de diverses identités de genre. Ces systèmes doivent aussi être accessibles et adaptés sur le plan culturel [recommandation forte; qualité modérée des données probantes]. Voir la section 3 du module sur la prise en charge de l’AVC en phase aiguë des Recommandations pour obtenir de plus amples renseignements.7
- L’ensemble de la population et des prestataires de soins doivent savoir qu’un AVC est une urgence médicale [recommandation forte; faible qualité des données probantes].
- Dans le cadre de l’éducation du public et des prestataires de soins de santé, on doit mentionner que l’AVC peut frapper à n’importe quel âge [recommandation forte; faible qualité des données probantes].
- Dans le cadre de l’éducation du public et des prestataires de soins de santé, on doit souligner les bienfaits de la reconnaissance et de la prise en charge d’urgence précoces, même si les symptômes commencent à disparaître [recommandation forte; qualité élevée des données probantes].
- Les campagnes de sensibilisation et l’éducation du public et des prestataires de soins de santé doivent mettre l’accent sur la reconnaissance des signes et des symptômes de l’AVC, notamment en utilisant un acronyme comme VITE (Visage, Incapacité, Trouble de la parole, Extrême urgence) pour faciliter la prise de conscience et le rappel de ces signes [recommandation forte; qualité élevée des données probantes].
- Le public et les prestataires de soins de santé doivent réagir immédiatement lorsqu’une personne présente des signes ou des symptômes d’AVC en appelant le 9-1-1 ou le numéro local des services d’urgence [recommandation forte; qualité modérée des données probantes], même si les signes ou les symptômes disparaissent.
- Le public doit savoir qu’il est impératif de suivre les instructions fournies par les SMU, comme le personnel paramédical (ambulance) et le centre de répartition [recommandation forte; faible qualité des données probantes].
- Une évaluation et une surveillance continues de la sensibilisation du public aux signes de l’AVC doivent être mises en œuvre dans toutes les régions [recommandation forte; qualité modérée des données probantes].
Bien que l’AVC soit une urgence médicale, de nombreuses personnes ne le reconnaissent pas comme tel, ou attribuent les signes et les symptômes à un problème de santé moins grave et tardent à consulter un médecin. La reconnaissance rapide des symptômes de l’AVC est d’une importance capitale afin d’appeler en temps opportun les SMU et obtenir les traitements urgents nécessaires, comme une thrombolyse ou une thrombectomie. Il a été démontré que les campagnes de sensibilisation du public, dont celles qui visent à promouvoir l’acronyme VITE (Visage, Incapacité, Trouble de la parole, Extrême urgence), favorisent la reconnaissance de l’AVC et augmentent la probabilité d’une intervention rapide. En moyenne, deux millions de neurones meurent chaque minute après l’apparition des symptômes et entraînent ainsi des lésions cérébrales permanentes. 55 La reconnaissance tardive des symptômes de l’AVC est associée à des résultats fonctionnels moins bons et à une mortalité accrue. C’est pourquoi il est impératif de maintenir les efforts d’éducation du public. L’accident ischémique transitoire (AIT) est aussi considéré comme une urgence médicale et nécessite une évaluation et un traitement rapides. Ces recommandations s’appliquent dans toutes les régions géographiques du pays, et l’éducation doit elle aussi être accessible de façon uniforme et être accompagnée de démarches ciblées adaptées aux besoins de différentes populations, notamment sur les plans culturel et linguistique, sans tenir compte des enjeux locaux de temps d’accès aux soins.
Les personnes ayant une expérience vécue de l’AVC soulignent l’importance de reconnaître les signes, les symptômes et les facteurs de risque de l’AVC, tant pour les membres de la communauté que pour les prestataires de soins de santé. Elles estiment que les signes VITE ont une importance capitale et qu’il est essentiel de connaître les autres signes et symptômes éventuels. Elles insistent sur l’importance de poursuivre les recherches, en particulier chez les femmes et les différents groupes d’âge. L’éducation continue et ciblée sur les signes et symptômes de l’AVC est essentielle pour favoriser l’accès aux soins appropriés, et doit être accessible dans des contextes adaptés sur le plan culturel. L’accent doit être mis sur la nécessité de déstigmatiser l’AVC et de reconnaître que celui-ci peut survenir à tout âge.
Pour s’assurer que les personnes qui subissent un AVC sont évaluées, prises en charge et traitées rapidement, les équipes interdisciplinaires doivent avoir accès à l’infrastructure et aux ressources nécessaires. Les exigences peuvent comprendre les éléments ci-dessous, qui sont établis à l’échelle des systèmes.
- Le gouvernement doit fournir du financement et du soutien pour les initiatives de sensibilisation en vue d’améliorer la reconnaissance et le rappel des signes de l’AVC (p. ex. VITE, une pratique exemplaire à l’échelle mondiale), ainsi que de souligner l’importance de composer immédiatement le 9-1-1. Les campagnes de sensibilisation et d’éducation doivent cibler en priorité les communautés qui connaissent moins les signes de l’AVC et qui présentent un risque accru d’AVC. Ces communautés doivent être informées de manière collaborative, par l’entremise d’activités d’engagement communautaire.
- Les organismes communautaires et les professionnels de la santé doivent collaborer davantage afin d’assurer l’uniformité des campagnes d’éducation du public aux signes de l’AVC, notamment en mettant fortement l’accent sur l’importance d’une intervention rapide dès que l’on reconnaît ces signes.
- Les campagnes de sensibilisation doivent être axées sur l’équité, et l’éducation en matière d’AVC doit être adaptée à la culture des populations ciblées.
- Des formations et de l’éducation doivent être fournies au personnel des SMU, des services des urgences et des hôpitaux; aux étudiantes et étudiants en médecine et en soins infirmiers; aux médecins en soins primaires et de courte durée; aux médecins spécialistes; au personnel infirmier; et au personnel paramédical en vue d’augmenter leur capacité à reconnaître les personnes subissant potentiellement un AVC et à favoriser une évaluation et une prise en charge rapides.
- Des systèmes complets doivent être mis en place pour assurer à toute la population un accès rapide à des SMU adéquats, y compris des soins ambulatoires (p. ex. des services en consultation externe, des services des urgences, des centres de santé communautaires et des postes de soins infirmiers) qui ne sont pas trop onéreux, ainsi qu’à des soins de l’AVC de qualité, quelle que soit la région géographique.
- La sensibilisation à l’AVC et sa surveillance doivent être améliorées dans toute la population au pays. Les systèmes de santé et les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux doivent recueillir des données de surveillance de la santé et des facteurs sociaux en fonction des populations et des régions, et les utiliser pour mieux comprendre les problèmes de santé et sociaux touchant la population au pays, afin de permettre une amélioration de la qualité.
Indicateurs du système
- Proportion de personnes chez qui l’on présume un AVC ou un AIT et qui sont transportées à l’hôpital par du personnel paramédical.
- Proportion de SMU qui utilise le dépistage en deux étapes de l’AVC comprenant à la fois les signes VITE de l’AVC et le dépistage d’une éventuelle occlusion de gros vaisseaux.
Indicateurs de processus
- Proportion des personnes ayant subi un AVC qui communiquent avec un membre du système de santé dans les 4,5, 6 ou 24 heures suivant l’apparition des symptômes de l’AVC.
- Temps médian écoulé (et écart interquartile) entre l’apparition des symptômes de l’AVC et la première communication avec les SMU, soit l’heure à laquelle a eu lieu l’appel au 9-1-1 ou au centre de répartition des SMU locaux.
- Proportion de personnes subissant un AVC qui arrivent à l’hôpital en ambulance après l’apparition des symptômes de l’AVC.
- Temps médian écoulé (en heures) entre l’apparition des symptômes de l’AVC et l’arrivée dans un service des urgences pour toutes les personnes chez qui l’on présume un AVC se présentant à l’hôpital.
- Temps médian écoulé (en heures) entre l’arrivée dans un service des urgences et la thrombolyse intraveineuse (intervalle entre l’admission et la thrombolyse) pour toutes les personnes chez qui l’on présume un AVC.
- Temps médian écoulé (en heures) entre l’arrivée dans un service des urgences et l’établissement de l’accès artériel pour la thrombectomie endovasculaire (intervalle entre l’admission et la ponction artérielle) pour toutes les personnes chez qui l’on présume un AVC. Temps médian écoulé entre l’arrivée dans un service des urgences et le transfert vers un hôpital offrant des services de soins de l’AVC de niveau supérieur pour effectuer une thrombectomie endovasculaire (intervalle entre l’admission et la sortie).
Indicateurs de résultats et d’expérience axés sur la personne
- Proportion de la population (et de sous-groupes particuliers) qui connaît les signes de l’AVC présentés dans la campagne VITE/FAST).
Les ressources et les outils ci-dessous, qui sont externes à Cœur + AVC et aux Recommandations, peuvent être utiles à la mise en œuvre des soins de l’AVC. Cependant, leur présence ne constitue pas une approbation réelle ou implicite par l’équipe des pratiques optimales de soins de l’AVC ni par Cœur + AVC. Nous vous encourageons à examiner ces ressources et ces outils d’un œil critique et à les mettre en œuvre dans votre pratique à votre discrétion.
Renseignements destinés aux prestataires de soins de santé
- Cœur + AVC. Signes de l’AVC
- Cœur + AVC. Existe-t-il d’autres signes de l’AVC que VITE?
- World Stroke Organization (en anglais seulement)
- Info AVC
Ressources destinées aux personnes ayant subi un AVC, à leur famille et à leurs aidantes et aidants
- Cœur + AVC. Infographie sur la prise en charge de l’AVC en phase aiguë
- Cœur + AVC. Infographie sur la prévention secondaire de l’AVC
- Cœur + AVC. Signes de l’AVC
- Cœur + AVC. Existe-t-il d’autres signes de l’AVC que VITE?
- Cœur + AVC. Qu’est-ce qu’un AVC?
- Cœur + AVC. Accident ischémique transitoire
- Cœur + AVC. Votre cheminement après un AVC
- Info AVC
Evidence Table and Reference List 2
Failure to recognize the signs of an acute stroke, either by the persons witnessing one, or the person experiencing one can delay the time to contact emergency services, which may in turn decrease a patient’s opportunity to receive time-sensitive treatments. The results from many cross-sectional surveys indicate that, among members of the general public, knowledge of the signs and symptoms associated with stroke remains disappointingly low. Lundelin et al. 56 conducted telephone surveys of 11,827 adults living in Spain who had participated in the Study on Nutrition & Cardiovascular Risk in Spain to assess their ability to identify stroke symptoms, including sudden confusion or trouble speaking, numbness of face, arm or leg, sudden trouble seeing in one or both eyes, sudden chest pain (decoy), sudden trouble walking, dizziness or loss of balance or severe headache. 65.2% of the participants could correctly identify 4-6 symptoms of stroke, although only 19% could identify all 6 symptoms correctly and 11.4% were unable to identify a single symptom. 81.1% of participants indicated that they would call an ambulance if they suspected someone was having a stroke. Persons who could identify more stroke symptoms were more likely to call for an ambulance. Mochari-Greenberger et al. 57 surveyed 1,205 women aged ≥25 years living in the United States, who had participated in the American Heart Association National Women’s Tracking Survey. Participants were contacted by telephone and asked standardized questions related to stroke warning signs and actions to take in the event of stroke. Sudden weakness and/or numbness of the face or limb of one side was the most commonly cited symptom (51%). Loss of/trouble with understanding speech was also frequently recognized as a symptom among 44% of respondents, while headache, unexplained dizziness and loss of vision in one eye were recognized by fewer women (23%, 20% and 18%, respectively). One in 5 women could not name a stroke warning sign. In a survey of 790 respondents who were friends and family members of patients at a Canadian vascular outpatient clinic waiting room, who were sampled on two occasions 5 years apart, over 80% of participants were able to identify ≥1 stroke risk factor. 58 Trouble speaking and weakness, numbness or paralysis were the signs identified most frequently. The results of surveys conducted by random sampling of members of the general community in Saudi Arabia 59 and New Zealand 60 also indicate that most people were familiar with at least one stroke risk factor and almost 80% recognized slurred speech and weakness as stroke symptoms. In Thailand, 133 of 281 survey participants (47%) had good knowledge of stroke awareness and were able to identify 3-5 signs of stroke based on the BE FAST mnemonic; however, only 65% of participants responded “immediately” when questioned how fast they should come to the ER if they suspected an acute stroke. 61
The number of public health campaigns designed to increase the recognition of the signs and symptoms of stroke has increased over the past decade. One of the most recognized programs is FAST. The results of several studies indicate that persons exposed to these campaigns become more aware of the signs and symptoms of stroke. Response to the FAST campaign (television + public transit displays), which ran from 2009 intermittently though 2014 in the UK 62 was associated with significantly increased use of EMS services for major stroke (58.8% before April 1, 2009, vs. 78.9% after April 1, 2009) and first medical attention was sought more quickly (within 3 hours) after April 1, 2009 (67.6% vs. 81.3%; OR=2.08; 95% CI, 1.40-3.11). The effect of a 27-month long public awareness campaign, designed to increase knowledge of the Swedish translation of FAST was less successful. 63 From pre-campaign (survey 1) to end of the campaign (survey 8), the number of persons who had heard of FAST increased from 15%-50%. The percentage of respondents who could recall all keywords in the mnemonic increased from 0.3% to only 2%, while those who could recall some/all keywords in the mnemonic had increased from 4% to 14%.
Bray et al. 64 surveyed 12,439 individuals ≥40 years of age from the general population in Australia and reported that from 2004 to 2010, there had been a significant increase in the number of respondents who were aware of the national multimedia stroke awareness campaigns (31% vs 50%), which included FAST and in the number or participants able to name ≥1 (69% vs 81%), ≥2 (43% vs 63%), and ≥3 (19% vs 32%) warning signs of stroke. Respondents who could identify ≥2 warning signs were significantly more likely to be aware of the campaign (odds ratio [OR]= 1.88, 95% CI 1.74 to 2.04). Bray et al. 65 reported increases in the monthly volumes of ambulance dispatches for stroke associated with 12 National Stroke Foundation multimedia regional public awareness campaigns (2004-2014). The increases ranged from 1.0 to 9.9%. In one year (2006) there was a decrease of 2.2% in call volumes.
Trobbiani et al. 66 compared public stroke awareness campaigns in Australia (FAST), England (Act FAST), and Canada (Heart and Stroke Foundation's campaign) to evaluate their structure, delivery, and messaging. Using a qualitative review of campaign materials and implementation strategies, the study assessed the consistency and emphasis of stroke warning signs and emergency response messages. The authors found that while all three campaigns used similar core messages based on the FAST acronym, their delivery varied in intensity, duration, and use of mass media. Sixty-eight per cent of people in Australia and 57% in Canada could name two or more signs of stroke. After the campaign, knowledge of each of the FACE elements was significantly greater in England than in Australia. A high proportion of participants reported that they would call emergency services in the event of a stroke (97% in England, 90% in Australia, and 67% in Canada). In Quebec, among 2,451 unique respondents, after four waves of public health campaigns, there was a 26% improvement in FAST stroke sign knowledge, although 30.5% of participants were still unable to name a single FAST sign. Lower socioeconomic status (education and income) was associated with poorer performance as was male sex. 67
Hickey et al. 68 evaluated the impact of Ireland’s FAST public health campaign on population awareness of stroke warning signs, risk factors, and emergency response behavior. Using data from national cross-sectional telephone surveys conducted before and after the campaign, the authors compared responses from over 2,000 adults. There was a significant increase in recognition of stroke warning signs (particularly facial weakness and speech problems) and appropriate action (calling emergency services) following the campaign; however, the ability to identify 2 or more stroke risk factors did not improve.
Of 174 participants in the United States who were randomized to an educational session on either FAST or BE FAST, a significantly higher percentage of participants recalled all items in the FAST group (75% vs. 30.2% at 3-5 minutes; 70.5% vs. 41.9% 60 minutes and 51.1% vs. 24.4% at 30 days). 69
A systematic review & meta-analysis including the results from 13 studies including 113,592 adults recruited from the general population. The effects of stroke education using mass media campaigns on stroke symptom recognition and intention to call emergency medical services, were evaluated. Pooling the results from 5 studies, mass media campaigns increased the likelihood of symptom recognition compared with pre-campaign by 20%. Mass media campaigns also increased the likelihood that people would call EMS, by 19%. 70
Mass media campaigns have also been shown to be associated with increases in the use of thrombolytic agents following acute stroke. Advani et al. 71 reported the average number of patients treated with alteplase increased significantly from 7.3 to 11.3 patients per month (an increase of 54.7%, p=0.02) during the period from the 12 months preceding the mass media intervention, featuring the FAST mnemonic, to the 6 months afterwards. The average number of patients treated in the ER increased significantly from 37.3 to 72.8 patients per month (an increase of 95.7%, p<0.001) during the same period. Although the mean number of patients treated with t-PA dropped to 9.5 per month after the first 6 months of the campaign, it was still significantly higher than the preceding 12 months. In a telephone survey including 1,400 participants, the number of people who could name any stroke symptom increased from 66% to 75%. Of those who could name a symptom, 52% recognized facial droop, 42% named speech difficulties and 42% named arm weakness.
Sex & Gender Considerations
Women have been reported to have better knowledge of stroke symptoms and stroke risk factors and learn more from public stroke awareness campaigns. 72 Marx et al. 73 reported that prior to a mass media campaign designed to improve stroke recognition and response, significantly more women than men could correctly answer the question “where does stroke happen in the body?” and knew the stroke emergency call number to call. Following the intervention, while the number of men and women who could answer the two questions correctly increased, although the percentage change from pre to post intervention was higher for women. There were increases in the mean number of stroke warning signs that could be named before and after the intervention (women: 5.4 to 6.2; men: 5.1 to 5.9). Following a public health campaign conducted in Ontario, significantly more women could identify ≥2 stroke warning signs.74