skip-to-main-content
Section précédente 3. Planification des soins interprofessionnels et communication Prochaine section 5. La transition aux soins de longue durée après un AVC
Les transitions et la participation communautaire après un AVC Sixième édition (mise à jour de 2019)

4. Participation communautaire après un AVC

6ème édition - 2019 MISE À JOUR


Recommandations

REMARQUE : Les sujets abordés dans cette section comprennent des éléments relatifs à la réadaptation active, à la communauté et à la participation. Ceux-ci figurent dans la deuxième partie intitulée « Les transitions et la participation communautaire après un AVC », de manière à les regrouper sous un seul ensemble de recommandations exhaustif.

4.0 Les personnes ayant subi un AVC, leur famille et leurs aidants devraient recevoir de l’information, de l’éducation, de la formation, du soutien et un accès aux services tout au long des transitions vers la communauté afin d’optimiser la reprise de leurs responsabilités, de leurs activités et de leur participation sociale [niveau de preuve B].

4.1 Prise en charge de la santé physique et psychologique après un AVC
  1. De retour dans la communauté, les personnes ayant subi un AVC devraient faire l’objet d’un suivi médical régulier, continu et adapté à leurs besoins personnels, afin d’évaluer la progression du rétablissement, de prévenir la détérioration de l’état de santé, d’optimiser les résultats fonctionnels et psychosociaux, de prévenir la récurrence de l’AVC et d’améliorer la qualité de vie [niveau de preuve B].
    1. L’examen initial avec le fournisseur de soins primaires devrait idéalement avoir lieu au cours du premier mois suivant la sortie de l’hôpital et porter sur la prévention secondaire et les questions médicales et fonctionnelles. Un suivi continu doit s’en suivre au besoin [niveau de preuve C]. Se reporter au chapitre sur la prévention secondaire de l’AVC des Recommandations et à la Liste de contrôle post-AVC pour en savoir plus.
    2. Le cas échéant, les personnes ayant subi un AVC devraient faire l’objet d’un dépistage et d’un traitement des problèmes cognitifs, des problèmes de santé mentale (p. ex., la dépression et l’anxiété) et des problèmes psychosociaux, que ces problèmes soient récents ou connus [niveau de preuve B]. Pour de plus amples renseignements, se reporter au chapitre sur l’humeur, la cognition et la fatigue après un AVC des Recommandations.
  2. Il faut optimiser la gestion de la prévention secondaire ainsi que les stratégies de réduction des facteurs de risque dans tous les milieux, y compris les soins de longue durée [niveau de preuve A]. Se reporter au chapitre sur la prévention secondaire de l’AVC des Recommandations pour en savoir plus.
  3. L’aiguillage vers les cliniques et les services de prévention de l’AVC pourrait être entrepris au besoin (p. ex., à la sortie de l’hôpital et après le retour dans la communauté) [niveau de preuve C]. Se reporter au chapitre sur la prévention secondaire de l’AVC des Recommandations pour en savoir plus.
4.2 Prise en charge de la santé fonctionnelle
  1. Les personnes ayant subi un AVC de retour dans la communauté et dont l’état fonctionnel se détériore devraient faire l’objet d’interventions ciblées, le cas échéant [niveau de preuve B], même si la détérioration survient plusieurs mois ou années après l’AVC. Pour de plus amples renseignements sur les interventions ciblées, consulter le chapitre sur la réadaptation et le rétablissement après un AVC des Recommandations.
  2.  Des processus devraient être en place pour que les personnes ayant subi un AVC puissent avoir de nouveau accès à des services de réadaptation ou de santé mentale, le cas échéant, pendant leur rétablissement à long terme [niveau de preuve B]. Pour de plus amples renseignements, consulter le chapitre sur la réadaptation et le rétablissement après un AVC et le chapitre sur l’humeur, la cognition et la fatigue après un AVC des Recommandations.
  3. Les personnes ayant subi un AVC devraient être encouragées à participer, au besoin, à des programmes d’exercices communautaires dont les bienfaits sont appuyés par des données probantes [niveau de preuve A].
4.3 Participation aux responsabilités sociales et quotidiennes après un AVC : la conduite automobile

A. Éducation et dépistage

  1. Il faudrait aviser le patient de ne pas conduire pendant au moins un mois après un AVC, comme le prescrivent les Normes médicales pour la conduite automobile du Conseil canadien des administrateurs en transport motorisé (CCATM) [niveau de preuve B].
  2. La personne ayant subi un AVC devrait savoir si l’autorité chargée de délivrer les permis a été mise au fait du changement de son état de santé pouvant avoir une incidence sur sa capacité de conduire [niveau de preuve C].
  3. Les personnes qui a subi au moins un AIT devraient recevoir l’interdiction de conduire jusqu’à ce qu’une évaluation neurologique complète, y compris de la fonction sensorimotrice et de la capacité cognitive, ne révèle aucune perte résiduelle de capacité fonctionnelle et aucun risque évident de récurrence soudaine qui pourrait présenter un danger au volant, conformément aux Normes médicales pour la conduite automobile du CCATM [niveau de preuve C].
    1. De plus, toute cause sous-jacente de l’AVC a été traitée de façon appropriée [niveau de preuve C].

* Voir la réglementation provinciale ou territoriale en matière de signalement aux autorités de l’aptitude à conduire d’une personne et les exigences relatives à la reprise de la conduite automobile.

  1. Les personnes ayant subi un AVC peuvent être questionnées sur leur désir de reprendre la conduite automobile lors des transitions et des visites de suivi [niveau de preuve C].

B. Évaluation de l’aptitude à la conduite

  1. Les personnes qui désirent reprendre le volant après un AVC devraient être évaluées en fonction de leurs capacités de conduite et de leurs besoins de réadaptation à l’aide de méthodes valides et fiables en mesure de détecter toute déficience fonctionnelle, sensorielle, perceptuelle, motrice ou cognitive résiduelle [niveau de preuve B], conformément aux critères provinciaux ou territoriaux en matière de reprise de la conduite automobile.
    1. L’évaluation sensorielle et perceptuelle devrait être axée sur la vision, les champs visuels et l’attention visuelle.
    2. L’évaluation de la motricité devrait mettre l’accent sur la force, l’amplitude des mouvements, la coordination et le temps de réaction.
    3. L’évaluation cognitive devrait être axée sur la résolution de problèmes, la rapidité de la prise de décision, le jugement et la compréhension de la lecture et des symboles.

Consulter le tableau 3 : Outils d’évaluation en prévision de la conduite automobile et outils de recherche corrélés au risque lié à la conduite automobile .

  1. Une personne qui présente des déficits neurologiques résiduels qui touchent la capacité de conduire devrait subir une évaluation approfondie de son aptitude à conduire, y compris une évaluation sur route approuvée par le gouvernement [niveau de preuve B].
    1. Les personnes ayant subi un AVC peuvent être dirigées vers des programmes de formation, y compris sur simulateur, pour les préparer à reprendre le volant [niveau de preuve B].

C. Réadaptation et prise en charge en vue du retour à la conduite automobile

  1. Après un AVC, les personnes fonctionnellement aptes qui désirent reprendre le volant devraient se voir offrir des traitements de réadaptation appropriés, au besoin, pour corriger les problèmes fonctionnels, perceptuels et cognitifs et augmenter leurs chances de réussir [niveau de preuve B].
  2. Les personnes incapables de reprendre le volant peuvent être informées des solutions de rechange en matière de transport et recevoir de l’assistance pour y avoir accès [niveau de preuve C].
  3. Un soutien ou des conseils pour faire face à la perte de la capacité de conduire pourraient être offerts aux personnes incapables de reprendre le volant [niveau de preuve C].
4.4 Participation aux responsabilités sociales et quotidiennes après un AVC : les responsabilités professionnelles
  1. Après avoir subi un AVC, les gens peuvent être considérés pour une évaluation de leurs champs d’intérêt professionnels (p. ex., le travail, l’école et le bénévolat) et de leur capacité à reprendre leur profession [niveau de preuve C].
    1. Cette évaluation initiale pourrait avoir lieu tôt dans la phase de réadaptation et devrait être faite à nouveau lors des transitions, le cas échéant [niveau de preuve C].
    2. Les constatations pourraient servir à la personne pour établir des objectifs personnalisés et planifier une réadaptation précoce et continue [niveau de preuve C].
  2. Dans la mesure du possible, il faut encourager la reprise des activités professionnelles. Ce retour pourrait se faire de manière graduelle si nécessaire [niveau de preuve C].
  3. Le recours à l’aiguillage ou à la consultation est envisageable (comme dans le cas des services professionnels) pour faciliter le retour aux activités professionnelles dans le cadre des transitions vers la communauté [niveau de preuve C].
  4. Une évaluation cognitive détaillée, y compris sur le plan neuropsychologique ou ergothérapeutique, le cas échéant, est envisageable pour aider à déterminer la capacité de la personne à répondre aux besoins actuels ou potentiels de son emploi et pour contribuer à la planification professionnelle [niveau de preuve C].
  5. L’aiguillage vers des services de réadaptation professionnelle est envisageable, le cas échéant [niveau de preuve C].
    1. Un membre désigné de l’équipe de soins peut fournir des conseils et des renseignements sur les droits et les prestations d’emploi aux personnes qui a subi un AVC [niveau de preuve C].
  6. Il faudrait procéder à l’examen des préoccupations financières, de la viabilité et des avantages sociaux possibles pendant l’admission et avant la sortie, puis lors des évaluations de suivi et des transitions [niveau de preuve C].
  7. Dans la mesure du possible, l’équipe de soins de santé peut collaborer avec les employeurs et les éducateurs à l’élaboration d’un plan approprié de retour au travail ou à l’école [niveau de preuve C].
    1. Il faut inciter les employeurs et fournisseurs de services d’éducation à suivre les recommandations thérapeutiques relatives aux modifications à apporter au travail ou à l’école, et à offrir une marge de manœuvre qui permet au patient d’y retourner à un rythme adéquat [niveau de preuve C].
4.5 Participation aux responsabilités sociales et quotidiennes après un AVC : les loisirs et la participation sociale
  1. En ce qui a trait aux loisirs, les personnes ayant subi un AVC devraient faire l’objet d’une évaluation des objectifs, des champs d’intérêt et de la participation sociale tels qu’ils sont actuellement et tels qu’ils étaient avant l’AVC [niveau de preuve B].
  2. Une évaluation multidimensionnelle et exhaustive des compétences et des aptitudes nécessaires à la participation à des activités sociales et loisirs, antérieurs et nouveaux, devrait être effectuée [niveau de preuve B].
  3. Les personnes ayant subi un AVC qui éprouvent de la difficulté à s’adonner à des loisirs et à d’autres activités sociales devraient bénéficier d’interventions thérapeutiques ciblées et de plans de participation personnalisés fondés sur l’établissement d’objectifs en collaboration avec leur équipe de soins [niveau de preuve A].
  4. Idéalement, les personnes ayant subi un AVC pourraient recevoir de l’information ou être dirigées vers des ressources communautaires en matière d’engagement et d’autogestion de la maladie, relativement aux activités continues de nature physique, sociale, émotionnelle, intellectuelle et spirituelle, et à la participation à la vie communautaire [niveau de preuve C].
4.6 Participation aux responsabilités sociales et quotidiennes après un AVC : les relations et la sexualité
  1. Les personnes ayant subi un AVC, leur famille et leurs aidants devraient être informés et conseillés concernant l’impact potentiel de l’AVC sur les relations [niveau de preuve B].
  2. Après avoir subi un AVC, les gens devraient avoir l’occasion de discuter de leur intimité, de leur sexualité et de leurs fonctions sexuelles avec leur professionnel de la santé [niveau de preuve B].
    1. Les problèmes de sécurité, les changements de la libido ainsi que les limitations physiques et les conséquences émotionnelles qui résultent d’un AVC sont des exemples de sujets à aborder lors des discussions [niveau de preuve B].
    2. Le cas échéant, entamer les discussions avant la sortie du patient hospitalisé et à mesure qu’il réintègre la communauté [niveau de preuve C].
    3. Le cas échéant, fournir des instructions verbales et écrites adaptées aux capacités et déficits de communication ou de nature cognitive de la personne [niveau de preuve C].
  3. Les séances d’éducation à l’intention des personnes ayant subi un AVC ou de leurs partenaires peuvent porter sur les changements prévus relatifs à l’intimité et à la sexualité, et sur les stratégies pour maximiser la fonction sexuelle et pour fournir une foire aux questions sur les relations après un AVC [niveau de preuve C].
  4. L’aiguillage vers un spécialiste de la santé sexuelle est envisageable pour les personnes aux prises avec une atteinte d’une dysfonction sexuelle persistante [niveau de preuve C].
  5. Les médecins peuvent discuter de l’utilisation de médicaments pour traiter la dysfonction sexuelle ainsi que de leurs contre-indications [niveau de preuve C].
4.7 Participation aux responsabilités sociales et quotidiennes après un AVC : les mesures de soutien de la communauté
  1. Les professionnels de la santé de tous les milieux peuvent fournir aux personnes ayant subi un AVC, à leur famille et à leurs aidants des renseignements concernant l’accès aux services de soutien aux personnes ayant une incapacité dans leur région et les mettre en communication avec ceux-ci [niveau de preuve C].
    1. Les membres de l’équipe de soins de santé, les personnes ayant subi un AVC, leur famille et leurs aidants devraient travailler ensemble à l’élaboration d’un plan d’accessibilité avant la transition vers un domicile ou un milieu de vie communautaire [niveau de preuve C].
      1. Ce plan devrait tenir compte de la fonction physique, et des capacités et déficiences de communication et de nature émotionnelles, cognitives et perceptuelles de la personne ayant subi un AVC.
    2. Les lois et les lignes directrices en matière d’invalidité pourraient être expliquées aux personnes ayant subi un AVC, à leur famille et à leurs aidants par des fournisseurs de soins désignés, en vue de la transition [niveau de preuve C].
    3. Le fait que les membres de l’équipe de soins de santé remplissent dûment et en temps opportun la documentation et les demandes nécessaires avec les personnes ayant subi un AVC, leur famille et leurs aidants peut minimiser les retards d’accès aux services admissibles [niveau de preuve C].
    4. La collaboration entre les membres désignés de l’équipe de soins de santé et les personnes ayant subi un AVC, leur famille et leurs aidants peut faciliter la navigation dans les systèmes et rendre accessibles les services et l’équipement appropriés en temps opportun [niveau de preuve C].
4.8 Participation aux plans préalables de soins
  1. L’équipe de soins de santé devrait s’assurer que les objectifs de soins et les décisions relatives au plan préalable de soins de la personne ayant subi un AVC sont examinés et mis à jour périodiquement avec elle, sa famille et ses aidants s’il y a lieu, par exemple lorsque son état de santé change [niveau de preuve B]. Voir la section 10 du chapitre sur la prise en charge de l’AVC en phase aiguë des Recommandations pour de plus amples renseignements.
    1. La planification préalable des soins peut comprendre un mandataire spécial (mandataire ou agent) et doit se conformer à la législation provinciale [niveau de preuve C].
    2. Les discussions sur la planification préalable des soins devraient être documentées; réévaluées régulièrement, y compris aux points de transition ou lors d’un changement de statut, avec l’équipe de soins actifs et la personne ayant subi un AVC le patient ou le mandataire spécial; et être consignées avec la feuille médico-administrative [niveau de preuve C].
    3. La discussion respectueuse des valeurs et souhaits du patient doit être conciliée avec les renseignements relatifs aux soins médicalement appropriés dans la prise en charge continue de l’AVC, le pronostic et les soins médicaux futurs [niveau de preuve C]. Voir la section 10 du chapitre sur la prise en charge de l’AVC en phase aiguë des Recommandations pour de plus amples renseignements.
4.9 Participation aux soins palliatifs communautaires
  1. L’aiguillage et la prise de contact avec les services communautaires d’hospice et de soins palliatifs peuvent être coordonnés, au besoin, en fonction de l’état de la personne et de ses objectifs de soins [niveau de preuve C].Voir la section 11 du chapitre sur la prise en charge de l’AVC en phase aiguë des Recommandations pour de plus amples renseignements.
  2. Les besoins des personnes ayant subi un AVC, de leur famille et de leurs aidants, y compris les aspects physiques, spirituels, culturels, psychologiques, éthiques et sociaux, peuvent être pris en compte à l’aide de techniques de communication appropriées [niveau de preuve C].

 

Justification +-

Les personnes qui ont subi un AVC et leur famille décrivent constamment la période qui suit la sortie de l’hôpital comme stressante et difficile, alors qu’ils s’adaptent à de nouvelles responsabilités et à des capacités fonctionnelles et cognitives potentiellement altérées. La participation à des responsabilités quotidiennes et à des activités significatives contribue à l’amélioration du sentiment général de bien-être et de satisfaction. Celles-ci s’étendent de la reprise de la conduite automobile au rétablissement des relations et de l’intimité, en passant par les loisirs et les activités sociales.

Les personnes qui ont un AVC et leur famille regrettent souvent la perte du soutien social, émotionnel et pratique qu’offrait le milieu hospitalier. Elles ont déclaré qu’une visite de suivi après leur retour à domicile aurait été bénéfique. Elles décrivent les difficultés d’accès aux services et aux ressources une fois de retour dans la communauté. Les données probantes montrent qu’en présence d’une coordination des soins hors du milieu hospitalier et de services de soutien communautaires, les résultats de santé du patient s’améliorent et sa satisfaction augmente. Comme les gens désirent fortement reprendre le contrôle de leur vie et regagner leur autonomie, la conception des systèmes et services de santé devrait aller en ce sens.

L’ajout de recommandations pour les soins de longue durée découle de données qui montrent que le nombre de personnes qui ont subi un AVC non seulement est parmi les plus élevés chez les patients qui reçoivent des soins de longue durée, mais croît également à un rythme constant dans le monde. Ces personnes en transition vers les soins de longue durée devraient toujours avoir des objectifs et des plans de réadaptation et de rétablissement axés sur les soins de rétablissement, le maintien de la fonction et le soutien en cas de dégradation de l’état de santé, et être prises en charge par du personnel bien informé en matière d’AVC pour favoriser au mieux l’atteinte des résultats espérés.

Exigences pour le système +-

Des transitions et une participation communautaire réussies nécessitent les éléments suivants:

  • l’éducation et la formation de tous les professionnels de la santé, personnes ayant subi un AVC, membres de la famille et aidants en matière de compétences et de stratégies de prise de décisions partagée;
  •  des soins de suivi adéquats et opportuns dans toutes les provinces et tous les territoires pour appuyer la participation communautaire;
  • l’assistance aux personnes ayant subi un AVC, à leur famille et à leurs aidants dans le cadre d’un plan de soins évolutif et d’évaluations de suivi régulières;
  • la coordination entre le fournisseur de soins primaires et les agences communautaires pour faciliter l’orientation vers les programmes et les services appropriés en matière d’évaluation pour la reprise de la conduite automobile;
  • l’accès à des moyens de transport public appropriés venant en aide aux personnes ayant une incapacité;
  • des programmes favorisant un accès rapide et abordable à la mobilité et aux appareils d’assistance pour les personnes ayant subi un AVC;
  • des professionnels de la santé, des aidants de la collectivité et des milieux de soins de longue durée possédant une expertise en soins de l’AVC et ayant accès à une formation continue;
  • des programmes communautaires, des soins de relève et des possibilités d’éducation offrant un soutien continu aux aidants conciliant leurs besoins personnels et leurs responsabilités envers le patient;
  • des stratégies visant à aider les survivants de l’AVC à élaborer, à maintenir et à améliorer leur soutien social et à se réinvestir dans les activités professionnelles, sociales et récréatives qu’ils veulent;
  • l’offre d’information, à toutes les personnes ayant subi un AVC, à toutes les familles et à tous les aidants, concernant les ressources communautaires et les processus pour y accéder;
  • les professionnels de la santé devraient militer pour garantir l’offre de solutions de rechange à la conduite automobile dans la collectivité.
Indicateurs de rendement +-

Indicateurs de rendement clinique et du système de santé:

  1. Proportion de personnes ayant subi un AVC qui sortent des soins de courte durée et sont aiguillées vers des soins à domicile ou des services de soutien communautaires.
  2. Proportion de réadmissions aux soins de courte durée pour des causes liées à l’AVC après la sortie dans la collectivité, classées selon le type d’AVC.
  3. Proportion de personnes ayant subi un AVC qui retournent au service des urgences ou à l’hôpital pour des raisons autres que physiques (p. ex., l’incapacité de s’adapter).
  4. Nombre de personnes ayant subi un AVC pour qui, selon la documentation, des renseignements ont été fournis à eux ou à leur famille en matière de programmes éducatifs formels et informels, de soins après un AVC, de services disponibles, et de processus d’accès et de couverture de l’assurance-maladie pour ces services.
  5. Documentation de la prise de décisions partagée et collaborative entre les professionnels de la santé et les personnes ayant subi un AVC concernant les plans de transition personnalisés.
  6. Nombre de personnes ayant subi un AVC dirigées vers une équipe de prévention secondaire par l’équipe de réadaptation.
  7. Nombre de consultations en soins primaires dans des délais précis pour des questions liées à l’AVC.
  8. Nombre de visites au service des urgences dans des délais précis.
  9. Pourcentage de personnes ayant subi un AVC qui retournent chez eux à la suite d’une réadaptation et qui ont besoin de services de santé communautaires (p. ex., soins à domicile ou soins de relève).
  10. Délai entre la sortie de l’hôpital (que ce soit des soins de courte durée ou de la réadaptation en milieu hospitalier) et la mise en place des services de santé communautaires.
  11. Fréquence et durée des services de santé communautaire, classés selon le type de service fourni.
  12. Nombre de réadmissions en soins de courte durée pendant la réadaptation post-AVC pour des causes liées à l’AVC.
  13. Pourcentage des personnes ayant subi un AVC de retour dans la communauté après une hospitalisation en soins de courte durée ou un séjour en réadaptation qui doivent être admises dans un établissement de soins de longue durée ou dans un centre de soins infirmiers dans les 6 mois ou dans l’année.
  14. Temps d’attente moyen entre l’orientation vers un centre de soins infirmiers, de soins continus complexes ou de soins de longue durée et l’admission.
  15. Documentation indiquant que l’évaluation de l’aptitude à la conduite a été effectuée et des conseils connexes ont été donnés.
  16. Nombre de personnes ayant subi un AVC dirigées vers un ergothérapeute dans la communauté pour l’évaluation de l’aptitude à la conduite.

Mesures des expériences et des résultats déclarés par la personne (MEDP et MRDP)

  1. Mesure du fardeau des soins pour la famille et les aidants vivant dans la communauté.
  2. Les changements en ce qui a trait à la qualité de vie sont mesurés à intervalles réguliers pendant le rétablissement et la participation, puis réévalués lorsque des changements dans l’état de santé ou d’autres événements de la vie surviennent (p. ex., 60, 90 et 180 jours après un AVC).

Notes relatives à la mesure des indicateurs

  • Indicateur de rendement 1 : les données peuvent être obtenues à partir des dossiers des patients hospitalisés ou des documents des services de soutien communautaires. Il pourrait être difficile de faire le suivi de l’éducation informelle ou offerte par les fournisseurs de soins primaires, sauf si des outils de vérification particuliers sont élaborés et mis en œuvre dans les régions. Voir aussi certains indicateurs de rendement énumérés à la recommandation 2.1.
  • Le suivi des visites au service des urgences peut être fait à partir de la base de données de l’Institut canadien d’information sur la santé pour les établissements participants ou des dossiers d’hospitalisation si la personne ayant subi un AVCau service des urgences où il a été hospitalisé.
  • L’Institut canadien d’information sur la santé dispose d’un jeu de données administratives sur les soins continus complexes et les soins de longue durée, qui utilise un ensemble minimal de données obligatoire dans plusieurs régions du Canada. Ce jeu de données utilise l’instrument d’évaluation des résidents (RAI-MDS) pour évaluer l’état fonctionnel. À l’heure actuelle, il n’existe aucun modèle de comparaison reconnu entre la mesure de l’indépendance fonctionnelle et l’instrument d’évaluation des résidents.
  • Les données de réadmission en milieu hospitalier de la réadaptation aux soins de courte durée peuvent être obtenues à partir des données administratives des hôpitaux à l’échelle nationale et provinciale.
  • Les données relatives aux consultations pour des soins de santé primaires et les indicateurs liés à l’information et à l’éducation sont difficiles à mesurer. Ils pourraient être obtenus au moyen de sondages et d’outils de vérification normalisés à l’échelle locale ou régionale.
Résumé des données probantes +-

Tableaux de données probantes et liste de reference (en anglais)

The post-discharge period is a difficult time of adjustment for both patients and their families, as they return to vocational and social life roles. For persons returning home, the transition period may be challenging as the social, emotional, and practical support offered by inpatient care is lost.

Return to Work

Return to work (RTW) is one of the most important issues for those who were working at the time of their stroke.  Following stroke, the reported rates of RTW vary widely. Using the results from 29 studies, Edwards et al. (2017) reported that the overall frequency of return to either full or part-time work, assessed up to 12 years following stroke ranged from 7.3%1-74.5%. Up to 6 months following stroke, 41% of persons had returned to work, increasing to 66% at 4-6 years. Hackett et al. (2012) reported that 75% of persons previously employed at the time of stroke had returned to work at one year. Hannerz et al. (2011) reported that of 19,985 persons included in the Danish Occupational Hospitalization Register who were 20-57 years and had sustained a stroke, 62.1% were employed 2 years post stroke. At 4 years following stroke, Trygged et al. (2011) reported that 4,867 (69%) of 7,081 Swedes who had been employed prior to stroke, aged 40-59 years had successfully returned to work. The most commonly-cited predictors of successful RTW include independence in activities of daily living (ADLs), younger age, milder stroke severity higher cognitive functioning, fewer neurological deficits, strong family support, having realistic and flexible vocational goals, higher income and education, havng a white-collar job and being male (Edwards et al. 2017, Wang et al. 2014, Hannerz et al. 2011), while hemorrhagic stroke, increasing age and stroke severity, and depression, have been citing as factors associated with a decreasing probability of RTW Wang et al. 2014, Hannerz et al. 2011).

Interventions to help improve the odds of successful RTW have not been well studied. Ntsiea et al. (2015) reported that a 6-week individualized workplace intervention program group was associated with an increase in the number of persons who had returned to work following a recent stroke (<8 weeks), compared with persons receiving usual care, at 6 months (60% vs. 20%, p<0.001). Baldwin & Brusco (2011) included the results from 6 studies, which examined rehabilitation programs that included vocational training post stroke. Vocational rehabilitation programs were defined as those that included medical, psychological, social, physical and/or occupational rehabilitation activities with the purpose to return to work. Following completion of the programs, the RTW rates varied among the studies from 12% to 49%. The pre-stroke vocation status was reported in 3 studies and ranged from 48% to 100%.

Leisure Activity

Many people recovering from stroke are unable to resume their previous leisure activities. Factors including physical limitations, attributable to residual disability, decreased motivation, environmental barriers including transportation and affordability have been cited as reasons for decreased participation.

A variety of programs and interventions have been evaluated to help improve participation following stroke, although few have used an assessment of leisure as the primary outcome. A systematic review by Dorstyn et al (2014) including the results from 8 RCTs that examined the benefit of a community-based intervention focusing on leisure therapy, leisure therapy + physical activity or leisure education, which provided an average of 17 sessions over 23 weeks. The majority of participants had experienced a mild or moderately-disabling stroke within the previous year. While no pooled analyses were conducted, within individual trials significant improvement was noted at the end of treatment on measures of quality of fife, mood and satisfaction with leisure activity. An 8-week peer-volunteer facilitated exercise and education program was associated with significantly greater improvement in median perceived Subjective Index of Physical and Social Outcome (physical component) scores at both at the end of treatment and at one year, compared with participants who received standard care (Harrington et al. 2010). Desrosiers et al. (2007) included 62 participants residing in the community with a history of stroke within the previous 5 years and who were experiencing some limitations in leisure participation or satisfaction. The intervention involved 8-12, 60-minute, weekly education sessions, while participants in the control groups received home visits from a recreational therapist following the same schedule as the intervention group. At the completion of the study, participants in the intervention group reported significantly more time spent in active leisure activities (MD=14.0 minutes, 95% CI 3.2-24.9, p=0.01) and involvement in a greater number of different activities (MD= 2.9, 95% CI 1.1-4.8, p=0.002). Participants in the intervention group had also gained significantly more points on the Leisure Satisfaction Scale (MD= 11.9, 95% CI 4.2-19.5, p=0.003) and in the satisfaction of leisure needs and expectations (MD=6.9, 95% CI 1.3-12.6, p=0.02).

Sexuality

Reports of sexual dysfunction following stroke are common. Among several surveys including small samples, declines in sexual activity have been reported.  Stein et al. (2013) surveyed 35 persons who agreed to participate, out of 268 who were included in a stroke rehabilitation research registry. Of those, 100% of men and 58% of women met the criteria for sexual dysfunction, 42% indicated their sexual functioning was worse following stroke, 94% reported that physical limitations impacted their sexual activity and 58.8% reported feeling less sexually desirable following stroke. Buzzelli et al. (2007) also reported that among 60 patients (83.3%) reported a decline in sexual activity during the first year following stroke. Variables associated with disruption of sexual activity included fear of relapse, belief that one must be healthy to have a sex life and partner who is “turned off” at the prospect of sexual activity with a “sick person”. 

Only a few small trials examining interventions designed to address issues relating to sexuality post stroke have been published. Sampson et al. (2015) reported no significant differences between groups on median Sexual Function Questionnaire Short-Form (CSFQ14) scores following a single 30-minute structured sexual rehabilitation session, conducted by a rehabilitation physician, compared with persons who received a fact sheet. Guo et al. (2015) reported that the percentage of stroke rehabilitation inpatients given the opportunity to talk about sexual issues increased from 0% at months 1-3 to 80% at month 10 following an intervention designed to ensure patients had opportunity to discuss sexual health with one of their healthcare providers. A study assessing a sexuality education intervention found that patients who received a short (40-50 minute) education session that outlined the changes that they can expect in their sexuality post-stroke, addressed frequently asked questions and provided tips to avoid sexual dysfunction were more sexually active and experienced greater sexual satisfaction than patients who did not. (Song et al. 2011).

Return to Driving

Since driving was part of many persons daily routine prior to stroke, returning to driving is often a high priority; however, motor, sensory, and cognitive impairments and visual fields defects can limit a person’s ability to drive safely. Beyond its use for completing everyday tasks and travelling to work, driving is often seen as a symbol of independence and freedom. For those who have had a minor stroke or TIA, temporary restrictions place on driving may be confusing and seem unwarranted. Independent predictors of successful return to driving following stroke include independence in activities of daily living and the return to paid work (Yu et al. 2016).Performance of cognitive measures such as the Trail Making Test and the Snellgrove Maze Test have been shown to predict fitness to drive (Barco et al. 2014, Devos et al. 2011).  In one recent study that included 359 participants, 26.7% returned to driving after one month (Yu et al. 2016).

Interventions to help improve driving skills after stroke have not been well studied. A Cochrane review (George et al. 2014) included the results from 4 RCTs. The interventions examined included driving simulators (n=2) and skills development using the Dynavision device (n=1) and Useful Field of View training (n=1). No pooled analyses of the primary outcome, performance (pass/fail) during on-road assessment, were possible due to heterogeneity. Based on the results from a single trial, there was no significant difference in the mean on-road scores between groups at 6 months (MD=15.0, 95% CI -4.6 34.6, p=0.13), although participants in the intervention group had significantly higher scores on road sign recognition test (MD=1.69, 95% CI 0.51-2.87, p=0.0051).

Ressources AVC